Plonger le spectateur dans le vivant.

Déstabiliser le construit, le solide en proposant une nouvelle lecture de l’espace.

Construire par le mouvement un espace cellulaire meuble et translucide.

Proposer une mutation éphémère d’un espace usuel du quotidien.

Habiller de peau le minéral.

Métamorphoser le statique en un mouvement organique continue.

Observer le cheminement de cette transformation: sa naissance, son usure et enfin sa destruction.

Sous la voûte de pierre, au milieu d’un amas de tissus blanc, il joue.

En quelques mouvements elle construit autour de lui une cavité translucide et meuble à laquelle ils sont tous deux attachés.

Le dialogue entre leurs deux corps (reliés par les fils de  la structure) et la tension qu’ils installent donnent vie à un espace cellulaire de plus en plus grand.

À travers les couches successives qu’elle vient tendre autour de lui et les espaces plus ou moins opaques qu’elle déploie dans toute la pièce, il disparaît petit à petit.

Elle amène la lumière dans chaque alvéole, apparaît une dernière fois telle une marionnette de théâtre d’ombre puis s’efface.

L’autre est ensuite invité à parcourir cette construction organique, dont la lumière changeante fait apparaître et disparaître les différentes cavités, au rythme d’une lente respiration.

Enfin ils reprennent possession de l’espace, et dans un dernier élan procèdent à sa destruction.

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  • Mitosis Intimus

    Répétitions, Mai 2011 Sarah Barthélémy-Sibi, Élodie Besse, Mario Boisseau