Sculpter le vivant et fixer son énergie. Considérer le corps, le mouvement, l’espace, comme des matériaux et cultiver avec eux un rapport direct et intuitif. Trouver en nous même le plus humble mais aussi le plus complexe : la substance de la chair, , la mémoire du corps, l’inconstance de notre identité. Observer avec toujours autant d’attention l’absurde , le néant et tout ce qui est vain pour mieux guetter le surgissement d’un instant d’émotion, sauvage,  pudique,  qui n’a besoin d’aucun cadre et encore moins de mots pour être partagé. Cultiver le risque, le questionnement, défendre l’émotion et ce qu’il reste en nous d’instinctif,  d’organique, de bancal, d’humain. Ne rien suggérer, ne rien signifier, fabriquer simplement un instant, un espace  ou nous serions nous même,  absolument, en tant qu’être pluriel,  inconstant,  et périssable.